Le leader panafricain Kemi Seba fait une nouvelle fois la Une de l’actualité judiciaire. Arrêté récemment par les services de renseignement français (DGSI) à Paris, l’activiste béninois, connu pour ses positions radicales contre la « Françafrique », se retrouve au cœur d’une tempête médiatique et politique. Très vite, son organisation, Urgence Panafricaniste, a lancé une contre-attaque médiatique vigoureuse pour dénoncer ce qu’elle qualifie d’acharnement politique et de tentative d’intimidation.
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Pour les partisans de Seba, cette arrestation n’est pas un hasard. Elle intervient dans un contexte où l’activiste, récemment déchu de sa nationalité française, multiplie les déplacements et les soutiens auprès des puissances rivales de la France en Afrique, notamment la Russie. Ses proches affirment que Paris cherche à faire taire une voix devenue trop influente auprès de la jeunesse africaine et de la diaspora, particulièrement dans les pays du Sahel où le sentiment anti-français est en pleine expansion.
La défense de Kemi Seba s’organise autour d’un argumentaire clair : l’activisme n’est pas un crime. Urgence Panafricaniste appelle à une mobilisation internationale et interpelle les organisations de défense des droits de l’homme sur le sort réservé à celui qu’ils considèrent comme un prisonnier d’opinion. L’organisation insiste sur le fait que ces méthodes « répressives » ne feront que renforcer la détermination des mouvements souverainistes sur le continent.
Sur les réseaux sociaux, l’indignation est palpable. Entre hashtags de soutien et appels au boycott, l’affaire Kemi Seba dépasse désormais le simple cadre d’une garde à vue pour devenir un symbole de la fracture persistante entre la France et une partie de la jeunesse africaine. Reste à savoir quelle suite judiciaire sera donnée à cette arrestation, mais une chose est sûre : le mouvement Urgence Panafricaniste n’a pas l’intention de reculer d’un pouce.







