Le nord-ouest du Tchad replonge dans la violence. Une attaque attribuée à Boko Haram contre une base militaire située à Barka Tolorom, dans la région du lac Tchad, a fait plusieurs morts et de nombreux blessés parmi les soldats tchadiens. Selon plusieurs médias internationaux et des sources sécuritaires locales, au moins une vingtaine de militaires auraient perdu la vie lors de l’assaut mené dans la nuit du 4 au 5 mai.
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L’attaque aurait visé une position stratégique de l’armée tchadienne installée sur les rives du lac Tchad, une zone devenue depuis des années l’un des principaux foyers d’activité de Boko Haram et de groupes affiliés à l’État islamique en Afrique de l’Ouest. Malgré les nombreuses opérations militaires lancées ces dernières années, les groupes djihadistes continuent d’utiliser la géographie extrêmement difficile de la région — entre îles, marécages et frontières poreuses — pour mener des attaques éclairs contre les forces de sécurité.
Le président tchadien Mahamat Idriss Déby a rapidement réagi après l’attaque en rendant visite aux soldats blessés. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, il a salué le sacrifice des militaires tombés au combat et promis de poursuivre la lutte “jusqu’à l’éradication totale de cette menace”. Une déclaration qui intervient dans un contexte particulièrement sensible pour le pays, où la sécurité reste l’un des principaux défis du pouvoir en place.
Cette nouvelle offensive rappelle surtout une réalité souvent oubliée hors d’Afrique : malgré une médiatisation moins forte qu’il y a quelques années, Boko Haram demeure une menace extrêmement active dans la région du lac Tchad. Depuis plus de quinze ans, les violences liées au groupe armé ont provoqué des dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes entre le Nigeria, le Niger, le Cameroun et le Tchad.







