La justice marocaine vient de doucher les espoirs des familles des supporters sénégalais interpellés à Rabat. La cour d’appel a confirmé les peines de prison ferme à l’encontre de plusieurs jeunes Lions, accusés d’actes de « hooliganisme » et de dégradations lors des affrontements survenus en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Pour ces faits, la cour a retenu des sanctions allant de trois mois à un an de prison.
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Le cœur de la polémique réside dans le dossier d’accusation, jugé « vide » par la défense. Maître Patrice Kabou, l’avocat des supporters, ne décolère pas : il martèle qu’aucune preuve tangible ne lie directement ses clients aux violences constatées. Selon lui, les jeunes condamnés ont été ciblés sans éléments matériels concrets (vidéos, flagrant délit ou témoignages précis) prouvant leur participation aux affrontements. Cette condamnation « pour l’exemple » suscite déjà une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, où beaucoup dénoncent un acharnement contre des supporters venus simplement vivre leur passion.
Sur le terrain des faits, les autorités marocaines maintiennent que des débordements majeurs ont eu lieu, causant des blessures parmi les forces de l’ordre et des dégâts matériels importants dans la capitale. Pour le royaume chérifien, il s’agit de montrer une fermeté absolue contre la violence dans les stades. Cependant, l’argumentaire de la défense soulève une question éthique majeure : peut-on condamner des individus pour des troubles collectifs sans établir leur responsabilité individuelle ?







