Quelques mois après la sortie de son premier long-métrage « WHO », le créateur de contenu et réalisateur Wil Aime fait face à une affaire judiciaire. Son ancien chef costumier et directeur artistique, Armel Bibana, a déposé à Paris une plainte pour escroquerie et abus de confiance, sur fond de différend financier lié à la production du film.
Armel Bibana, crédité aux costumes de « WHO », affirme avoir travaillé plusieurs mois sur le projet et conçu une trentaine de costumes sans avoir été intégralement rémunéré. Il réclamerait entre 40 000 et 45 000 euros et assure que la situation a contribué aux difficultés financières de son activité. Les registres publics permettent de confirmer que Bibaland Design, société qu’il dirigeait, a fait l’objet d’une liquidation judiciaire ouverte en mars 2024, avec une cessation des paiements fixée au 18 juillet 2023. D’autres collaborateurs du film ont également fait état de retards de paiement, selon les témoignages rapportés dans la presse.
De son côté, Wil Aime ne nie pas l’existence de difficultés financières et de retards de paiement, mais conteste toute volonté d’escroquer ses collaborateurs. Le réalisateur défend les contraintes particulières entourant « WHO », un projet développé et autofinancé en dehors des circuits traditionnels de production. Près de 400 artistes et techniciens auraient participé à ce long-métrage dont l’écriture avait débuté en 2019.
L’affaire intervient alors que « WHO » venait concrétiser plusieurs années de travail pour le vidéaste guadeloupéen. Après une avant-première au Grand Rex à Paris le 26 mai, le thriller a bénéficié de projections en France et dans plusieurs territoires avant d’arriver sur Disney+. La plainte d’Armel Bibana ouvre désormais un nouveau chapitre autour du projet, les accusations formulées contre Wil Aime restant à ce stade des allégations qui devront être examinées par la justice.







