Le pétrole perd de sa superbe face à un nouvel enjeu : les crédits carbone. En 2026, le Bassin du Congo est officiellement reconnu comme le premier poumon de la planète, dépassant l’Amazonie en termes de capacité d’absorption de CO2. Ce statut confère aux pays de la région (RDC, Congo-Brazzaville, Gabon) un pouvoir de négociation inédit sur la scène internationale.
À lire aussi : Souveraineté sanitaire : comment le Sénégal et le Rwanda ont brisé la dépendance mondiale
Les chefs d’État de la zone ne se présentent plus aux sommets mondiaux comme demandeurs d’aide, mais comme des gestionnaires d’une ressource vitale pour la survie de l’humanité. Cette « diplomatie verte » permet aujourd’hui d’exiger des financements massifs pour le développement des infrastructures locales en échange de la préservation de la biodiversité. Le Bassin du Congo est devenu le nouveau centre de gravité des enjeux géopolitiques, faisant de l’Afrique centrale le gardien du climat mondial.






