Au Gabon, le “vendredi africain” semble déjà devenu une réalité dans plusieurs administrations publiques. Une semaine après la présentation d’un projet de décret visant à imposer le port de tenues africaines chaque vendredi aux fonctionnaires, de nombreux agents publics sont déjà venus travailler en pagne, boubou ou tenue traditionnelle.
À lire aussi : Le classement exclusif des 5 influenceurs africains qui dominent le business en 2026
Le texte, validé en Conseil des ministres fin avril, prévoit d’encadrer officiellement cette pratique dans les institutions publiques. L’objectif affiché par les autorités est double : valoriser l’identité culturelle gabonaise et soutenir l’industrie textile locale.
Concrètement, les hommes seraient autorisés à porter des ensembles en wax, pagne ou raphia sans cravate, tandis que les femmes pourraient opter pour des robes africaines, ensembles traditionnels et foulards assortis. Les corps habillés et métiers soumis à un uniforme resteraient toutefois exemptés.
Mais derrière l’aspect culturel, le débat est déjà lancé dans le pays. Certains fonctionnaires saluent une initiative qui valorise les traditions africaines dans les espaces institutionnels. D’autres dénoncent au contraire une charge financière supplémentaire dans un contexte économique difficile, plusieurs voix réclamant même une prime vestimentaire pour accompagner la mesure.







