Tayc a dévoilé cette nuit son nouvel album Jöyah, un projet ambitieux qui semble vouloir raconter bien plus qu’une simple histoire d’amour ou de mélancolie. Derrière ses sonorités suaves et ses refrains accessibles, l’artiste franco-camerounais propose une œuvre profondément marquée par les influences musicales issues des communautés noires à travers le monde.
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Dès les premières pistes, le ton est donné. Des morceaux comme ÿ – Entracte: Not Afraid plongent dans une atmosphère sombre et cinématographique qui rappelle fortement l’esthétique du film Sinners, tandis que d’autres titres comme Fanta Diallo ou Koki et Plantain viennent reconnecter l’album à des références beaucoup plus familières pour l’Afrique subsaharienne. Entre rythmiques afro, influences gospel, R&B américain et clins d’œil culturels africains, Tayc semble vouloir construire un pont entre différentes mémoires musicales noires.
À travers Jöyah, l’artiste explore presque une idée d’héritage collectif. Celle d’une trajectoire commune qui partirait des blessures historiques liées à la traite négrière pour aboutir à la richesse culturelle et musicale portée aujourd’hui par les communautés afrodescendantes à travers le monde.
Sur le papier, le pari semble cohérent et particulièrement ambitieux pour un artiste grand public. Reste désormais la question essentielle : comment le public accueillera-t-il ce virage artistique ? Car si l’univers proposé paraît travaillé et réfléchi, il devra encore convaincre une audience parfois plus habituée aux hits immédiats qu’aux projets conceptuels. Une chose est sûre : avec Jöyah, Tayc ne semble pas avoir voulu faire un album ordinaire.







