Booba relance le débat sur l’état du rap français. Lors du premier épisode de son émission Carré d’As, le rappeur n’a pas mâché ses mots, dénonçant un niveau qu’il juge en baisse. « Le problème du rap d’aujourd’hui, c’est qu’il est pollué par plein d’artistes qui ne devraient pas rapper », affirme-t-il, comparant la situation à « des boxeurs qui ne savent même pas mettre un jab ».
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Pour l’artiste, le problème ne vient pas seulement des rappeurs eux-mêmes, mais surtout du système. Il pointe directement les maisons de disques, accusées de privilégier la rentabilité au talent : selon lui, certains décideurs « signent n’importe quoi » sans réelle exigence artistique. Une critique qui résonne dans un contexte où le rap français, devenu ultra dominant depuis une décennie, s’est industrialisé à grande vitesse grâce au streaming et aux réseaux sociaux.
Booba regrette surtout la disparition des filtres qui faisaient autrefois la réputation du rap. « À l’époque, si tu sais pas rapper un minimum, n’ose même pas rentrer dans la pièce », explique-t-il, évoquant les années Generations et l’exigence technique qui caractérisait la scène. Aujourd’hui, selon lui, « c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres », avec une explosion d’artistes propulsés par la viralité plutôt que par le niveau.
Cette sortie intervient alors que le rap français n’a jamais été aussi puissant… ni aussi critiqué. Entre succès commerciaux records, domination des charts et nouvelles générations portées par TikTok, le genre s’est transformé. Mais la question posée par Booba dépasse la polémique : le rap est-il devenu une industrie comme les autres, où la visibilité prime désormais sur la technique ? Un débat qui divise profondément artistes, fans et acteurs du milieu.







