Le gouvernement de transition du Burkina Faso a annoncé une mesure majeure visant à rendre gratuits les visas pour tous les ressortissants africains. La décision a été prise lors du dernier Conseil des ministres et s’inscrit dans une volonté affichée de favoriser la libre circulation des personnes et des biens sur le continent.
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Désormais, la seule formalité exigée des voyageurs africains sera de remplir un formulaire en ligne via le portail officiel www.visaburkina.bf et d’attendre la validation de leur demande. Plus aucun frais ne sera exigé au moment de la soumission, ce qui constitue un changement radical par rapport à la situation actuelle.
Au 12 septembre 2025, le portail exigeait encore le paiement de frais de traitement, ce qui laisse penser que la mise en œuvre concrète de la gratuité est encore en phase préparatoire. Aucune date officielle n’a été communiquée pour l’entrée en vigueur effective de cette mesure.
Pour le ministre de la Sécurité, cette initiative vise avant tout à « raffermir les liens historiques de fraternité entre les peuples africains », soulignant l’importance de la solidarité continentale. Selon lui, elle poursuit deux objectifs majeurs :
Faciliter la mobilité des citoyens africains en réduisant les barrières administratives et financières.
Renforcer l’intégration africaine, en cohérence avec les ambitions portées par l’Union africaine et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Cette mesure s’inscrit également dans un contexte géopolitique particulier, alors que le Burkina Faso, engagé dans une dynamique de souveraineté régionale aux côtés du Mali et du Niger au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), cherche à affirmer une vision panafricaniste forte.
Si la décision est saluée par de nombreux observateurs comme un acte concret en faveur de l’intégration africaine, plusieurs interrogations demeurent. L’absence de calendrier officiel soulève des questions sur la rapidité de la mise en place et sur la capacité administrative du pays à gérer un afflux potentiel de demandes.
Pour les voyageurs et les acteurs économiques, la gratuité des visas pourrait devenir un levier de dynamisme touristique et commercial, à condition que les infrastructures et les dispositifs de contrôle aux frontières soient adaptés.
Cette initiative, une première dans la sous-région, pourrait inspirer d’autres pays africains et relancer le débat sur la libre circulation effective au sein du continent, un enjeu central pour bâtir une Afrique plus intégrée et solidaire.







