De petit pays transformateur de noix de cajou, la Côte d’Ivoire a réussi à devenir en quelques années le troisième fournisseur du marché international en amandes de cajou (c’est-à-dire en noix décortiquées).
La Côte d’Ivoire s’était dotée de trois nouvelles usines qui ont permis de tripler en 2022 sa capacité de transformation de la noix brute. Les sites agro-industriels qui se trouvent à Brobo, Yamoussoukro et Bondoukou ont transformé près de 300 000 tonnes par an en 2022.

L’amande de noix de coco est une denrée très prisée en Afrique et dans le reste du monde. Mais sa particularité demeure dans le fait que seul la Côte d’Ivoire peut en produire en quantité dans ce continent et en concurrence avec deux ténors mondiaux. L’amande de la noix de cajou est utilisée en cuisine et dans les cosmétiques, alors que la résine contenue dans sa coque se prête à divers usages industriels, notamment dans les systèmes de freinage des avions.
La noix de cajou brute est exportée vers l’Inde, le Vietnam et le Brésil qui abritent des industries de transformation avant de rejoindre les principaux pays consommateurs : l’Inde, les Etats-Unis, l’Union européenne, la Chine, les Émirats arabes unis et l’Australie.
Cette activité transformatrice participe aussi au développement du pays et au travail des jeunes. 70 000 tonnes de fruits transformés, c’est du travail pour environ 7 000 Ivoiriens, car l’automatisation du procédé nécessite toujours beaucoup de main-d’œuvre. Autre avantage, une noix décortiquée est un produit plus facile à stocker, et moins périssable qu’une noix brute.

Aussi la Côte d’Ivoire a bénéficié d’un avantage particulier lié à la pandémie : la désorganisation du fret maritime a rendu les livraisons de noix décortiquées du Vietnam plus chères et plus incertaines.
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