Le perfectionnisme est un sérieux handicap à la productivité. Peut-être que vous vous dites qu’il démontre votre engagement à bien faire votre travail, peut-être, mais c’est surtout un défaut majeur qui ne vous permettra pas d’être effectif(atteindre vos objectifs) encore moins efficace(atteindre vos objectifs en un temps record). Dans ce cas, votre patron aura du mal à se contenter de vos pures intentions, car le travail pour lequel vous êtes payé, n’est tout simplement pas fait. S’il s’agit d’un projet personnel, il ne concrétisera pas non plus… Focus sur ce « trop bien » qui finit par pourrir votre vie professionnelle.
À force de vouloir toujours réussir bien du premier coup, on ne réalise jamais rien au final

Le perfectionniste comme le peureux ont toujours tendance à attendre le meilleur moment pour agir, attendre d’avoir toutes les ressources pour enfin mener à bien son projet. Le temps qui est un élément incontournable dans l’atteinte d’un objectif qui doit d’ailleurs être smart (spécifique, mesurable, ambitieux, réalisable ou réaliste, fixé dans le temps) ne peut donc pas être bien géré par le perfectionniste. Résultat les échéances ne sont pas respectées, début d’un trouble qui diminue la confiance en soi. Toute l’organisation de l’entreprise se retrouve ainsi bouleversée, car vous avez voulu trop bien faire. Bill Gates a d’ailleurs dit : » Quand j’ai une tâche importante à donner, je la donne toujours à des personnes paresseuses. Parce qu’elles trouvent des solutions plus rapidement que les perfectionnistes. Elles vont à l’essentiel. «
Le perfectionnisme inhibe la créativité

Lorsque vous êtes un chef d’entreprise et que vous trouvez toujours quelque chose à redire du travail de vos collaborateurs, vous finirez par penser que vous êtes le seul à pouvoir bien faire le travail attendu. Non seulement vous ne serez plus en mesure de déléguer, mais l’empowerment (autonomisation) sera quasi inexistant dans la structure que vous dirigez. Vos employés seront démotivés et vous perdez l’occasion de découvrir leurs talents, car les idées de génie viennent toujours des esprits créatifs qui ont le don du « think out of the box », c’est-à-dire une façon originale, créative et astucieuse de réfléchir. De plus, le travail est sensé s’améliorer au jour le jour, rien n’est « parfait » du premier coup, ce qui est « parfait » aujourd’hui peut être complètement « has been » (démodé) dans un avenir plus au moins proche. Selon Fenelon, c’est d’ailleurs une perfection de n’aspirer point à être parfait.
Soufflez et apprenez à être patients avec vous-même. Rappelez-vous que le premier baladeur de Sony avait un son de mauvaise qualité et le premier ordinateur d’IBM n’était pas du tout ergonomiques. Pourtant, aujourd’hui, ces produits sont appréciés de tous et sont devenus incontournables dans le monde entier.
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