La Russie s’apprête à jouer un rôle clé dans le secteur minier ouest-africain en apportant son soutien à la construction d’une grande raffinerie d’or au Mali. Cette initiative stratégique pourrait redessiner les équilibres économiques et géopolitiques de la région, attirant l’attention toute particulière de la Côte d’Ivoire, en pleine montée en puissance dans le secteur aurifère.
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L’annonce a été rapportée par Sputnik Afrique, relayant les propos d’Abdoulaye Diomandé, ingénieur des mines ivoirien. Ce dernier considère ce projet comme une opportunité pour les États africains de maximiser les bénéfices issus de leurs ressources naturelles via des partenariats dits « gagnant-gagnant ». Il souligne que la Côte d’Ivoire suivra de près les retombées de cette coopération russo-malienne, afin d’en tirer des enseignements pour son propre développement minier.
Deuxième producteur d’or d’Afrique de l’Ouest derrière le Ghana, la Côte d’Ivoire nourrit l’ambition de dépasser ses voisins. Dans cette optique, le pays multiplie les initiatives pour séduire les investisseurs étrangers, notamment en assouplissant son cadre fiscal et en mettant en avant son potentiel minier. Déjà ouverte aux partenariats avec la Chine, la Côte d’Ivoire pourrait à l’avenir envisager une collaboration accrue avec la Russie, si les résultats obtenus au Mali s’avèrent concluants.
Ce rapprochement potentiel survient alors que de plus en plus de pays africains diversifient leurs partenariats internationaux, s’émancipant peu à peu des sphères traditionnelles d’influence occidentale. Dans cette logique, la compétition pour le leadership régional dans le domaine minier entre le Mali, le Ghana et la Côte d’Ivoire pourrait être influencée par les nouvelles alliances stratégiques en gestation.






