La Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC), basée à Douala, a enregistré une chute spectaculaire de 98 % de la valeur de ses échanges au premier trimestre 2025 par rapport à la même période en 2024. Les transactions sont passées de 14 268 milliards FCFA à seulement 251 millions FCFA, illustrant une contraction sans précédent de l’activité boursière dans la région CEMAC.
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Selon le bulletin trimestriel de la cote de la BVMAC, cette baisse drastique concerne à la fois le volume et la valeur des transactions. Le nombre de transactions a légèrement diminué, passant de 82 à 74 entre les premiers trimestres 2024 et 2025, mais c’est surtout la valeur des échanges qui a connu une dégringolade vertigineuse.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation alarmante :
Manque de liquidité : Le marché souffre d’une faible participation des investisseurs, ce qui limite les échanges.
Concentration des titres : Une grande partie des titres est détenue par des investisseurs institutionnels qui privilégient le long terme, réduisant ainsi la rotation des actifs.
Concurrence du marché monétaire : L’encours des titres sur le marché monétaire de la CEMAC a atteint près de 14,5 milliards USD au premier trimestre 2025, attirant les investisseurs en quête de placements plus sûrs.
Face à cette situation, la BVMAC envisage plusieurs mesures pour dynamiser le marché :
Digitalisation : Mise en place de plateformes numériques pour faciliter les transactions et attirer une nouvelle génération d’investisseurs.
Fractionnement des actions : Réduction de la valeur nominale des actions pour les rendre plus accessibles aux petits porteurs.
Sensibilisation : Campagnes d’information pour éduquer le public sur les opportunités offertes par le marché boursier.
La chute drastique des échanges à la BVMAC met en lumière les défis structurels auxquels est confronté le marché financier de la CEMAC. Une réforme en profondeur, combinée à des initiatives innovantes, est indispensable pour restaurer la confiance des investisseurs et relancer l’activité boursière dans la région.







