Le Maroc franchit une étape majeure dans le développement de son industrie maritime avec le lancement d’un gigantesque chantier naval à Casablanca, appelé à devenir le plus grand du continent africain. Ce projet, estimé à 300 millions de dollars, est porté par l’Agence nationale des ports (ANP) et s’inscrit dans une stratégie ambitieuse de diversification industrielle et de souveraineté maritime.
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Prévu sur un site de 21 hectares, le chantier comprendra :
Une cale sèche de 244 mètres,
Une plateforme de levage de 9 000 tonnes,
Une grue portique de 450 tonnes,
Un quai de 820 mètres.
L’objectif est de faire de Casablanca un hub de réparation, d’entretien et de construction navale, au service de flottes civiles et militaires africaines et internationales.
Ce chantier s’inscrit dans une vision à long terme : offrir aux armateurs africains une alternative aux infrastructures européennes saturées et renforcer l’autonomie du Maroc en matière de maintenance navale. Il complète la montée en puissance du port Tanger Med, devenu une plateforme logistique stratégique avec plus de 10 millions de conteneurs traités en 2024.
Le Maroc a lancé un appel d’offres international destiné aux opérateurs ayant au moins 10 ans d’expérience dans le domaine naval. Parmi les candidats déjà identifiés, figurent le français Naval Group et le sud-coréen Hyundai Heavy Industries, ce dernier étant le plus grand constructeur naval au monde.
Les consortiums intéressés sont invités à proposer non seulement des services classiques, mais aussi des activités complémentaires : fabrication de pièces détachées, assemblage de modules, ou encore innovation technologique, afin de créer un écosystème maritime intégré.
Outre sa portée industrielle, le projet est également conçu comme un moteur d’emploi et de transfert de compétences pour le Maroc. Des milliers de postes pourraient être créés dans les domaines de la mécanique navale, de la logistique, de l’ingénierie et de la gestion portuaire.







