Le projet de Marché unique du transport aérien africain (SAATM) de l’Union africaine (UA) continue de gagner du terrain, avec désormais 39 pays africains participants, représentant environ un milliard de citoyens du continent. Cette initiative vise à réduire les coûts et les temps d’attente pour les voyageurs de près de 20 %, facilitant ainsi la mobilité et le commerce intra-africains.
A lire aussi : Innovation et résilience : Le secret des milliardaires africains en 2025
Lancé en 2018, le SAATM est l’un des projets phares de l’Agenda 2063 de l’UA, visant à créer un marché unique pour le transport aérien en Afrique. Une fois pleinement opérationnel, ce marché devrait offrir une plus grande liberté dans le secteur aérien, renforçant ainsi l’intégration économique et le développement durable du continent.
Lors du 38e Sommet ordinaire de l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’UA, la production de carburant d’aviation durable (SAF) à partir de sources renouvelables a été approuvée. Le SAF est conçu pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 60 à 100 % par rapport aux carburéacteurs traditionnels, contribuant ainsi aux objectifs environnementaux du continent.
Malgré ces avancées, des défis subsistent. Certains pays hésitent à ouvrir pleinement leurs marchés aériens en raison de préoccupations concernant la concurrence et la protection de leurs compagnies nationales. De plus, les infrastructures aéroportuaires et les coûts opérationnels élevés restent des obstacles majeurs à la mise en œuvre complète du SAATM.
Néanmoins, l’UA poursuit ses efforts pour surmonter ces obstacles. Des initiatives telles que le développement d’une stratégie pour l’hydrogène vert visent à renforcer la sécurité énergétique, l’intégration des marchés et la durabilité en Afrique. Cette stratégie soutient le commerce intra-africain et les exportations mondiales, avec un accent particulier sur la décarbonisation des industries clés comme le transport, la fabrication et l’agriculture.







