Le pays le plus peuplé d’Afrique veut diversifier son économie en créant des emplois pour ses plus de 200 millions d’habitants. Première économie du continent, le Nigeria décide d’investir massivement dans l’huile de palme. Etant le cinquième producteur mondial, il importe près de la moitié des deux millions de tonnes consommées annuellement dans le pays.
Au Nigeria où les rangées de palmiers à huile bordent les routes et où de nombreuses usines ont été laissées à l’abandon, les commerçants peuvent bénéficier des prêts accordés par le gouvernement. Les petits producteurs souhaitent en outre que l’Institut nigérian de recherche sur le palmier à huile (NIFOR), géré par l’Etat, les aide à améliorer les semis ou à lutter contre les parasites et les maladies, pour espérer devenir plus compétitifs.
Des plantations en partie ont été financées par un prêt de 14 milliards de nairas (29 millions d’euros) dans le cadre des différents plans de développement lancés ces dernières années par le gouvernement. Pour l’achat de nouvelles plantes de meilleur qualité et pour aider les producteurs à développer de nouvelles plantations et usines. « Cela nous a beaucoup aidés à nous étendre », atteste à l’AFP le directeur général d’Okomu, Graham Hefer, cadre sud-africain qui dirige l’entreprise de l’huile de palme depuis 2007.
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