Les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont en train de transformer le paysage de l’emploi en Afrique, offrant de nouvelles opportunités pour briser les chaînes de l’emploi informel qui affectent des millions de jeunes chaque année. L’entrepreneuriat, soutenu par les TIC, devient un moteur essentiel pour renforcer le secteur formel de l’emploi et favoriser le développement socio-économique du continent.
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Selon la Banque Mondiale, chaque année, environ 11 millions de jeunes africains cherchent à entrer sur le marché du travail. Malheureusement, la grande majorité d’entre eux se retrouvent dans le secteur de l’emploi informel, qui, bien qu’il offre certains avantages, ne garantit pas la sécurité de l’emploi ni la répartition équitable des richesses. Il est donc impératif de prendre des mesures pour former et intégrer efficacement cette main-d’œuvre en pleine croissance dans le secteur formel.
Les TIC jouent un rôle clé dans cette transformation en comblant le déficit d’infrastructures physiques, en améliorant l’accès à la formation et au financement, et en ouvrant de nouvelles perspectives économiques. Grâce à ce que l’on appelle le « Leapfrog digital », l’Afrique est sur le point de réaliser une avancée économique spectaculaire en exploitant le potentiel de la révolution numérique. La jeunesse africaine est bien placée pour diriger l’économie de demain grâce à l’entrepreneuriat.
Les chiffres confirment cette tendance, avec une croissance de 8 % de l’écosystème entrepreneurial africain en 2022, totalisant 6,5 milliards de dollars de fonds levés. Cependant, malgré ces progrès, les investissements dans les start-ups africaines demeurent insuffisants, équivalant parfois à ceux d’un seul pays européen sur la même période. Cela souligne la nécessité urgente d’augmenter les investissements financiers et humains dans cet écosystème en pleine croissance, qui revêt une importance capitale pour le développement de l’Afrique.
Le secteur de la santé en est un exemple concret. Face au manque d’investissements et d’initiatives publiques, de nombreuses entreprises africaines se sont lancées dans des projets de e-santé pour combler le déficit d’infrastructures de santé et d’accès aux soins sur le continent. Chestify AI, une startup ghanéenne, se distingue en développant des algorithmes d’intelligence artificielle pour pallier le manque de radiologues en Afrique. Cette initiative illustre les opportunités offertes par l’entrepreneuriat soutenu par les TIC.
Les entreprises du secteur privé ont un rôle crucial à jouer en soutenant ces entrepreneurs courageux et en contribuant au financement des économies africaines. En tant qu’opérateurs télécoms, nous avons la responsabilité de fournir aux jeunes entrepreneurs africains les outils nécessaires à leur réussite, notamment l’accès au financement et le mentorat par des entrepreneurs expérimentés.
Chez Telecel, nous avons lancé le Programme d’Initiative pour les Startups Africaines (ASIP) pour soutenir les entrepreneurs à l’échelle panafricaine. Cette initiative a permis à des start-ups comme Chestify AI de sécuriser des financements et un soutien opérationnel, leur donnant les moyens de lancer leurs activités et d’atteindre leurs objectifs. Au cours des quatre dernières années, plus de 100 fondateurs ont bénéficié de ce programme.
La clé du succès réside dans la collaboration entre les secteurs privé et public pour garantir que personne ne soit laissé pour compte dans cette révolution numérique, tout en alimentant les rêves et les aspirations de la jeunesse africaine.







