Bienvenue sur la route la plus juteuse du Mali, où les mangues ont décidé de ne plus être confinées dans leurs coins de paradis fruités. Grâce au Projet d’appui à la compétitivité agro-industrielle du Mali (PACAM), financé par la Banque mondiale, ces mangues ont non seulement trouvé la sortie, mais elles ont aussi créé un chaos délicieux sur leur passage.
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Les mangues vs. l’isolement : Un pont en ruines contre la fraîcheur fruitée
Imaginez-vous dans les villages de Doussoudiana, Kémissala et Bembougou, perdus dans la région de Bougouni, au sud de Bamako. Vous êtes entouré de mangues, mais il y a un problème majeur : un petit pont des années 80, complètement affaissé comme une star de rock fatiguée. Ce pont reliait ces villages au reste du pays, mais avec son niveau bas, il finissait souvent englouti par les eaux pendant la saison des pluies. Résultat : ces villages se transformaient en îles fruitées pendant des mois.
Le maire de la ville de Bolo Fouta, Dibi Sidibé, raconte avec un sourire malicieux comment ils ont longtemps été isolés, mais ils n’ont pas baissé les bras. Ils ont cherché des moyens de sortir leur communauté de cette situation fruitée. Et voilà que le PACAM entre en scène comme le super-héros des mangues, construisant des infrastructures et réhabilitant des routes pour permettre aux mangues de prendre le volant.
La mangue, l’art du désenclavement
Depuis 2022, le PACAM a désenclavé plus de 72 villages répartis entre 15 communes, regroupant une population de 431 369 habitants. Comment ? En réhabilitant 300 kilomètres de pistes rurales et en construisant des ponts, des dalots, des radiers et autres œuvres d’art de la mobilité mangue-esque. Le résultat ? Une augmentation de plus de 35 000 tonnes de mangues par an, et un spectacle d’emplois créés : 362 au total. La prochaine fois que quelqu’un vous demande où sont les emplois, dites-leur simplement : sur la Route de la Mangue.
La Santé, les Mangues et le Miracle
Mais ce n’est pas tout. Les mangues ont également réussi à écrire une prescription pour la santé. Les centres de santé de la région, autrefois calmes, voient maintenant une fréquentation quadruplée. Pour le Dr. Boubacar Toungara, responsable du centre de santé, cette route a eu un impact positif sur les références des malades vers les centres hospitaliers. Le nombre de décès de nouveau-nés a chuté comme un fruit bien mûr, passant de cinq à un. La route a rendu la santé aussi accessible que ces mangues sur les étals.







