Le 17 mars 2025 marque une étape décisive pour l’Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Sous la présidence du Général Assimi Goïta, chef de l’État malien, une réunion tenue à Bamako a officialisé le lancement de la Banque confédérale d’investissement et de développement de l’AES. Dotée d’un capital initial de 500 milliards de francs CFA, cette institution financière ambitionne d’accélérer le développement économique de la région tout en renforçant son autonomie vis-à-vis des financements extérieurs.
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La Banque confédérale de l’AES se veut un pilier central du développement économique des trois États sahéliens. Son objectif principal est de financer des projets stratégiques dans des secteurs clés :
- Infrastructures : Construction et modernisation des routes, ponts et réseaux de transport.
- Énergie : Développement des capacités énergétiques pour réduire la dépendance aux importations.
- Agriculture : Soutien aux exploitations agricoles pour assurer l’autosuffisance alimentaire.
- Industrie : Stimulation de l’industrialisation locale pour transformer les ressources naturelles sur place.
Cette initiative traduit la volonté des dirigeants de l’AES de mobiliser des ressources internes pour leur développement, s’affranchissant ainsi des contraintes imposées par les bailleurs de fonds internationaux.
En plus du lancement de la Banque confédérale, les chefs d’État ont discuté de plusieurs réformes destinées à améliorer l’intégration économique au sein de l’AES. Parmi les mesures phares figure l’élaboration d’un Code des douanes unique. Ce dernier vise à harmoniser les réglementations commerciales entre les trois pays, facilitant ainsi la libre circulation des marchandises et des capitaux.
D’autres projets structurants ont été mis en avant :
- Un chemin de fer transsahélien reliant le Burkina Faso, le Mali et le Niger pour fluidifier le transport des marchandises et réduire les coûts logistiques.
- Une compagnie aérienne commune, destinée à améliorer la connectivité entre les grandes villes des trois pays et à renforcer les échanges commerciaux.
La création de cette banque et la mise en place de ces infrastructures témoignent de la détermination des trois pays à bâtir une économie plus résiliente. Toutefois, plusieurs défis demeurent :
- Mobilisation des fonds : Bien que le capital de départ soit fixé à 500 milliards de FCFA, il faudra attirer d’autres investissements pour financer des projets de grande envergure.
- Reconnaissance régionale et internationale : L’AES, ayant récemment quitté la CEDEAO, devra convaincre ses partenaires et potentiels investisseurs de la viabilité de ses réformes économiques.
- Stabilité sécuritaire : La persistance des menaces terroristes dans la région représente un risque majeur qui pourrait freiner les ambitions économiques de l’alliance.
Malgré ces défis, le lancement de la Banque confédérale de l’AES représente un jalon historique. Il traduit une volonté claire de consolider l’intégration économique des trois pays et de poser les bases d’une souveraineté financière. En misant sur des investissements stratégiques, le Burkina Faso, le Mali et le Niger espèrent transformer l’AES en un pôle économique influent au Sahel.







