La restitution du patrimoine africain n’est plus seulement une affaire de symboles. En avril 2026, l’Assemblée nationale française a adopté un projet de loi-cadre pour faciliter le retour d’œuvres spoliées, notamment pendant la période coloniale. Jusqu’ici, chaque restitution devait passer par une loi spécifique. Ce nouveau cadre permettrait d’aller plus vite, en dérogeant plus facilement au principe d’inaliénabilité des collections publiques françaises.
À lire aussi : Intelligence Artificielle : ces génies africains que la Silicon Valley tente de nous voler
Cette évolution s’inscrit dans un mouvement déjà visible depuis plusieurs années. Le Bénin a récupéré en 2021 les 26 trésors royaux d’Abomey restitués par la France, puis un 27e objet, le tabouret sacré « kataklé », officiellement restitué par la Finlande en 2025 après avoir été identifié comme appartenant au patrimoine du royaume du Dahomey.
Le Nigeria avance lui aussi dans la récupération des célèbres bronzes du Bénin, pillés lors de l’expédition britannique de 1897. L’Allemagne avait ouvert la voie avec le transfert de propriété de plus de 1 100 objets, tandis que les Pays-Bas ont restitué 119 bronzes en 2025, soit l’un des plus importants retours enregistrés à ce jour.
En RDC, le travail se poursuit avec la Belgique autour des collections du musée de Tervuren. Le projet PROCHE a permis de mettre en ligne une base de données d’environ 80 000 objets, afin de documenter leur provenance et d’ouvrir la voie à des décisions plus concrètes.







