À quelques semaines du coup d’envoi de la CAN 2025 au Maroc, une vive controverse éclate. La FIFA est au centre des critiques après avoir repoussé la date officielle de libération des joueurs africains, empêchant ainsi plusieurs sélections de disposer de leurs éléments majeurs à temps pour leur préparation.
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Initialement, les joueurs devaient rejoindre leurs sélections dès le 8 décembre. Mais selon une décision tardive, ils ne seront libérés qu’après la 16e journée de Ligue 1 française, soit autour du 15 décembre — à seulement six jours du début de la compétition.
Cette décision a provoqué la colère de nombreux acteurs du football africain. Habib Bèye, entraîneur du Stade Rennais et ancien international sénégalais, a fustigé un manque de respect envers les fédérations africaines. Selon lui, cette annonce tardive bouleverse toute la logistique des sélections, qui avaient déjà réservé hôtels et matchs de préparation. Il dénonce une forme de mépris : « On a l’impression qu’on peut bouger cette CAN quand on veut, la placer où on veut… »
Claude Le Roy, légendaire sélectionneur passé par neuf sélections africaines, va plus loin : « Infantino fait semblant d’être ami de l’Afrique, mais il n’a pas la moindre parcelle d’estime pour ce continent. » Il évoque une atteinte géopolitique et symbolique, pointant une hypocrisie dans les discours pro-africains tenus par les instances mondiales.






