Certains footballeurs ont besoin d’exprimer leurs émotions dans un match et de jouer les 3è mi-temps en dehors du terrain. Ils voguent au-dessus des lois préétablies. Ils vivent de subversion. Et veulent toujours qu’on parle d’eux. C’est ce caprice qui les porte. Ils sont détestés par les uns, qui voient dans leur propension à exhiber leur être une forme de vanité ; d’autres les admirent, comprennent qu’ils ont des âmes d’artistes et qu’en eux vit le tourbillon de la liberté. Ce sont des affranchis. El Hadj Diouf en est. Attaquant élégant et provocateur, l’ancien international sénégalais était aussi un boutefeu. Il était aimé pour ses exploits sur les rectangles verts, mais pouvait aussi charrier des mécontentements après ses frasques. Diouf est une somme de contradictions. Il fait partie de la génération dorée du Sénégal, qui a atteint les quarts de finale de la Coupe du monde 2002, après une place en finale de la Coupe d’Afrique la même année. Il a été double Ballon d’or africain en 2001 et en 2002. Il avait une sacré réputation de bad boy, agressant ses adversaires et menant une vie de paillettes. El Hadji Diouf est un mystère. Un personnage atypique. Comme toutes les stars, inondées de lumière, qui cherchent, maladroitement, la paix intérieure.
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