La déception était immense pour les Super Eagles du Nigeria, battus en barrage de la Coupe du monde 2026 par la République démocratique du Congo, le 16 novembre à Rabat. Mais ce qui a rapidement fait le tour des médias internationaux, ce n’est pas seulement l’élimination. C’est surtout la réaction pour le moins explosive du sélectionneur nigérian, Éric Chelle, qui a accusé ses adversaires congolais d’avoir eu recours… au vaudou.
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Une élimination cruelle aux tirs au but
Le match, tendu et indécis, s’est terminé sur un score de 1-1 après prolongation. Il a fallu une séance de tirs au but pour départager les deux équipes. La RDC l’a finalement emporté 4-3, décrochant un ticket historique pour la Coupe du monde 2026. Une victoire saluée comme un exploit pour les Léopards… mais vécue comme un cauchemar pour les Nigérians.
Des propos incendiaires à chaud
Juste après la défaite, le coach Éric Chelle a laissé éclater sa frustration devant les caméras. « Pendant toute la séance des tirs au but, le gars du Congo faisait du vaudou », a-t-il lâché, en faisant des gestes illustrant ce qu’il pensait être des rituels occultes. Il a évoqué un joueur qui, selon lui, imitait des mouvements étranges comme s’il « secouait de l’eau ou autre chose ».
Face à la polémique grandissante, Chelle a ensuite tenté de calmer le jeu. Il a reconnu avoir « réagi à chaud » et dit vouloir « se concentrer sur le football », mais le mal était fait : ses déclarations avaient déjà fait le tour des réseaux sociaux et de la presse internationale.
Une réaction entre croyances et pression
Ces propos, au-delà de leur caractère surprenant, illustrent aussi la pression immense qui pèse sur les épaules des entraîneurs en Afrique, où le football est une affaire nationale. L’échec à qualifier le Nigeria pour une deuxième Coupe du monde consécutive est vécu comme une tragédie. Et dans ce contexte, les tensions et les émotions peuvent parfois prendre le pas sur la raison.
La Fédération congolaise, de son côté, a balayé ces accusations, les qualifiant d’infondées et irrespectueuses. Les joueurs de la RDC, eux, savourent leur qualification historique et refusent de se laisser distraire.






