Quel est le point commun entre les hommes qui écrivent l’histoire ? Le refus d’abdiquer face à l’injonction des impossibles. Môme dans les bidonvilles de Monrovia, balafrés par la guerre et investis par la misère extrême, George Manneh Oppong Weah a fait un serment. Il a dit non ! Non à la pauvreté, non à la guerre, non à un avenir de galérien. Mais comment diable tenir ses engagements, alors que tous les éléments sont défavorables et que tous les horizons semblent bouchés ? Weah a trouvé sa réponse avec le football. Il ne se doutait sans doute pas que le ballon rond allait complètement changé son arbre de vie. Après des débuts au pays, à Mighty Barolle puis à Invincible Eleven, Weah part pour le Cameroun et le Tonnerre de Yaoundé, en 1987, où le plus emblématique des “Sorciers Blancs”, Claude Le Roy tombe sur son talent et le recommande à Arsène Wenger, alors entraîneur de l’As Monaco. Ce dernier, l’adoptera et sera son père spirituel. Mais c’est au Paris Saint-Germain que Weah montre l’immensité de son talent à la face du monde. Il devient Mister George et met à l’amende les défenses adverses. Il prendra son envol pour l’Italie. Au Milan Ac, il reçoit, en 1995, la récompense ultime pour un joueur de football : le Ballon d’Or. Avec le Liberia, il a participé à deux Coupes d’Afrique des nations en 1996 et en 2002. Weah était un excellent attaquant. Cela veut dire qu’il était complet. Technique, rapide, puissant, adroit. Il savait dribbler, avait du culot. Sa carrière de footballeur est une réussite. Aujourd’hui, George Weah est président de la République de son pays. Promesse tenue.
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