Mbagnick Ndiaye, 27 ans, 130 kilos, enchaîne les exercices sur le tatami. Champion d’Afrique catégorie des plus de 100 kilos en 2019 et en 2020, les Jeux olympiques au Pékin ont été sa première participation et il y sort brillamment.
Chef de file du judo sénégalais, Mbagnick Ndiaye a réalisé une performance historique, dimanche, au Grand Prix du Portugal, aussi où il s’est hissé sur le podium en remportant la médaille de bronze. Assurément le plus grand nom du judo sénégalais, Mbagnik a traîné le Finlandais Martti Puumalainen. Il entame sa saison à l’échelle internationale de fort belle manière.
Congratulations to Mbagbick Ndiaye for taking home Senegal’s first-ever World Judo Tour medal!🥉🇸🇳 #JudoPortugal #Senegal #Judo pic.twitter.com/uZkd9jYFuy
— Judo (@Judo) February 1, 2022
Il monte, gagne plus confiance et travaille surtout dans l’ombre. Un athlète calme, humble, peut-être un peu trop, selon Abdou Karim Seck, son entraîneur et directeur des équipes nationales de judo : « S’il est explosif le jour de la compétition, il peut tout rafler, parce que techniquement il est très, très bon. Mais il n’est pas méchant. Il est tendre pour un champion. Il faut qu’il soit beaucoup plus dur sur le tapis, parce que les gens ne sont pas là pour s’amuser. »
Pour aller encore plus loin, Mbagnick Ndiaye s’est notamment entraîné avec le champion français Teddy Riner. Le judo, une affaire de famille : son petit frère Saliou Ndiaye, 25 ans, un plus petit gabarit, a remporté la médaille de bronze aux derniers championnats d’Afrique.
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