Il aurait certainement été l’un des plus grands milieux de terrain de tous les temps, si les blessures l’avaient laissé en paix. Infatigable ratisseur, technique au dessus de la moyenne, sens élevé du positionnement, puissance athlétique, vision du jeu phénoménal, grosse frappe, polyvalence, box-to-box. Essien jouait dans la cour des grands. Vraiment. Après des débuts, au Ghana, à Liberty Professionals, il débarque à Bastia. Il venait juste de remporter la Coupe du monde des moins de 17 ans avec son pays. L’œil avisé de Jean-Michel Aulas ne se trompe pas. Le président de l’Olympique Lyonnais va débusquer ce diamant brut en Corse. C’est le début de la romance entre le club rhodanien et le natif d’Accra. Dans la capitale des Gaules, le « Black Star » étale toute sa palette. Et régale. Il remporte deux titres de champion de France et sera élu meilleur joueur de Ligue 1 en 2005. Un autre manitou le repère. Roman Abramovitch, qui voulait alors se faire plaisir, en formant une équipe redoutable, casse la tirelire et le fait venir à Chelsea où il remporte le championnat en 2006 et en 2010 et la Ligue des champions en 2012. Essien a aussi été désigné meilleur joueur de La Premier League en 2006. Il a évolué dans d’autres grands clubs européens : le Real Madrid, le Milan Ac, Panathinaikos. Il aurait pu rentrer dans l’histoire avec ce but d’anthologie, contre le grand Barça, en 2009, en demi-finale de la Ligue des champions, si Iniesta n’avait pas de manière cruelle éliminé Chelsea dans les dernières minutes du match. Avec le Ghana, Michael Essien a terminé troisième de la Coupe d’Afrique des nations en 2008.
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