Un peu de grammaire. Onomastisme : le fait pour un mot ou une expression de provenir d’un nom propre. Exemple : Panenka, Madjer. Le premier est un ancien international tchèque. Son fait d’arme : un penalty tiré vicieusement, qui a permis à la Tchécoslovaquie de remporter la Coupe d’Europe des nations en 1976. Sa pichenette victorieuse face à l’Allemagne de l’Ouest est rentrée dans l’histoire, et le geste technique porte maintenant son nom. Le second a porté, en tant que capitaine, l’Algérie sur le toit de l’Afrique en 1990. Il a aussi gagné le Ballon d’or africain en 1987. Madjer, c’était un joueur flamboyant ; un milieu de terrain d’une élégance rare ; un membre de la belle génération des Fennecs – Lakhdar Belloumi, Ali Fergani, Moustapha Dahleb, etc. -, qui triompha face à l’Allemagne et fut injustement éliminée au premier tour de la Coupe du monde 1982. Mais Madjer, c’est aussi, et surtout, une marque déposée. Une talonnade, en finale de la Coupe des clubs champions – actuel Ligue des champions. Un geste délicieux, à la 79ème minutes de jeu qui offrit à Porto un sacre continental face au Bayern de Munich. Depuis, Madjer est devenu un onomastisme.
A lire aussi : Aboubacar Titi Camara, « Flash »






