À moins de dix jours de l’élection prévue à la tête de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), le processus de réélection de Samuel Eto’o est au cœur d’un bras de fer inédit entre l’ancien footballeur et les autorités camerounaises. Un affrontement qui pourrait avoir des conséquences majeures, notamment une suspension du Cameroun par la FIFA.
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Un climat de tension extrême
Samuel Eto’o, unique candidat à sa propre succession, espérait un second mandat sans accroc. Mais le gouvernement camerounais, par la voix du ministre des Sports Narcisse Mouelle Kombi, s’oppose frontalement à la tenue de l’Assemblée générale élective du 29 novembre, évoquant des irrégularités dans le processus électoral.
Le ministre reproche à Eto’o de maintenir un processus entaché d’illégalités : exclusion de candidats, modification des statuts en sa faveur, absence de compétitions dans certaines ligues, et surtout, une réforme controversée qui lui permettrait de briguer un troisième mandat à l’avenir — malgré une condamnation judiciaire en Espagne en 2022 pour fraude fiscale.
L’État sort l’artillerie
Dans une manœuvre inédite, le gouvernement envisage d’interdire purement et simplement la tenue de l’élection, invoquant des risques de trouble à l’ordre public, d’autant plus sensibles à l’approche de la présidentielle d’octobre dernier. Le ministère de l’Intérieur serait prêt à appuyer cette décision en prenant des mesures conservatoires fortes.






