Dans l’histoire de la Coupe du monde de football, de grandes figures ont marqué la compétition. Puskas en 1954, le roi Pelé en 1970, Franz Beckenbauer en 1974, Johan Cruyff en 1974, Diego Maradona en 1986, Zinédine Zidane en 1998, Ronaldo en 2002. Roger Milla en fait partie. En 1990, à la Coupe du monde en Italie, il parvient à décrocher, avec le Cameroun une place en quart de finale. Une première pour l’Afrique. Lors de ce tournoi, le renard des surfaces, alors âgé de 38 ans, est rappelé in extremis en sélection. En huitièmes de finale, le gardien de but colombien, René Higuita, apprendra à ses dépens le proverbe : “il faut se méfier d’un vieux lion”. Il tente de dribbler Roger Milla, mais ce dernier, plus rusé, lui chipe le ballon et n’a plus qu’à le pousser dans les cages vides. Il court, heureux, vers le poteau de corner. Et danse la “Makoussa”, au mythique stade San Paoli de Naples, en direct. En mondovision. A jamais, l’Afrique du football sera associée à cette image. Milla, c’est aussi un riche palmarès, dont deux Coupe d’Afrique en 1984 et en 1988, deux Ballon d’Or africain en 1976 et en 1990.
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