Kylian Mbappé a‑t‑il vraiment mesuré la portée de son geste ? Lors du match entre le Real Madrid et Villarreal, l’attaquant français a transformé un penalty… en panenka. Une exécution réussie, suivie d’un geste inattendu : il s’est tourné vers son coéquipier Brahim Díaz pour lui dédier ce but. « C’est pour toi », a‑t‑il lancé, en référence à l’échec douloureux du joueur marocain, quelques jours plus tôt, en finale de la CAN, où il avait manqué une panenka décisive.
À lire aussi : Le Maroc cible Andrés Iniesta pour renforcer son projet sportif national
Mais là où certains ont vu un signe de solidarité, d’autres, à juste titre, ont été frappés par l’étrangeté du message. Car que signifie réellement ce geste ? Est‑ce du soutien, ou une maladresse de communication totale ?
Difficile de croire que cette panenka, au goût amer pour Brahim Díaz, puisse être vécue comme un hommage réconfortant. C’est justement ce geste qui a fait basculer le Maroc dans la douleur. Pourquoi le réutiliser ? Et surtout, pourquoi le faire sous ses yeux, alors que la plaie est encore fraîche ? Le marocain semblait d’ailleurs abasourdi, comme s’il était aussi surpris que nous par ce geste.
Le football de haut niveau demande du mental, mais aussi de la délicatesse. Mbappé, dans son envie de montrer son soutien, a sans doute oublié une chose essentielle : le respect du temps émotionnel de l’autre. Un penalty classique, une accolade sincère, ainsi qu’un mot en privé auraient suffi. Au lieu de cela, il a choisi un geste hautement symbolique… pour un trauma encore vif.
Soutien ou provocation involontaire ? Dans tous les cas, cette panenka restera dans les mémoires. Mais probablement pas pour les bonnes raisons.






