Il faut de l’ingéniosité avérée aux grandes firmes pour étendre leur territoire. En Afrique, Facebook a bien trouvé la solution pour mieux gagner sa place. Recruté en 2016 par Facebook, l’ingénieur mauritanien est le sauveur de la nouvelle approche africaine du géant américain. Grâce à son projet qui facilite l’accès à l’Internet en Afrique.
Il a été l’initiateur du plus important projet de câble sous-marin jamais construit pour l’Afrique. Nommé 2Africa, un important investissement qui semble s’accorder avec les nouvelles ambitions de Facebook devenu Meta.
Né à Aïoun el-Atrouss, ville en plein désert du sud-est mauritanien, Ibrahima se focalisait plus sur le nucléaire civil au début de sa carrière. Après des études d’ingénieur en mathématiques et en informatique, il multiplie les stages dans des centrales. Et a fini par s’y projeter.
« Cette entreprise est à la base de la transformation numérique des États-Unis », rappelle Ibrahima Ba. Il y passe quatre ans, puis décide de s’intéresser uniquement au continent africain. Il a été contacté par Facebook pour faire un travail similaire afin que le géant s’incruste au mieux dans le continent.
Avec l’accord de plusieurs pays, engagés à construire un câble desservant 28 points d’atterrissement dans 23 pays, dont 16 africains, avec une capacité allant jusqu’à 180 Tbit/s. Ceci supérieure à celle de tous les câbles sous-marins qui existent encore en Afrique.
Son projet s’achèvera en 2023. Mais l’ingénieur a déjà l’esprit à l’étape d’après : « Faire bénéficier de 2Africa aux pays africains enclavés, via la fibre terrestre ».
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