Le sommeil des jeunes Africains est en déclin, un phénomène aggravé par l’utilisation intensive des technologies et les défis socio-économiques. Une récente enquête révèle que près de la moitié des jeunes dort moins de six heures par nuit, une durée insuffisante pour un développement sain. L’usage des smartphones et des ordinateurs jusqu’à tard dans la nuit contribue largement à cette privation de sommeil.
Les experts soulignent l’importance d’éduquer les jeunes sur les bonnes pratiques de sommeil et de limiter l’exposition aux écrans avant le coucher. Cette situation est préoccupante car le manque de sommeil a des effets néfastes sur la santé mentale et physique, augmentant les risques de dépression, d’anxiété et de troubles du comportement. En Afrique subsaharienne, un adolescent sur sept souffre de troubles psychologiques majeurs, et près de 10 % répondent aux critères d’un diagnostic psychiatrique.
En outre, les conditions de vie difficiles et la prévalence élevée du VIH/sida dans certaines régions ajoutent des facteurs de stress supplémentaires, aggravant la situation. Des initiatives doivent être mises en place dans les écoles, les cliniques et les communautés pour améliorer les soins de santé mentale des jeunes, intégrant la santé mentale dans les programmes de réduction de la pauvreté, de prévention du VIH et de santé reproductive.
L’investissement dans la santé mentale des adolescents est crucial pour leur offrir les meilleures chances de développement sain et pour préparer une génération future en bonne santé. La pandémie de COVID-19 a ajouté une couche supplémentaire de stress, rendant encore plus urgent le besoin de solutions adaptées pour les jeunes.







