Fondée par l’entrepreneur sénégalais Thione Niang, Yoolof est une plateforme pionnière dédiée à l’apprentissage en ligne du wolof en temps réel. En intégrant progressivement d’autres langues africaines, Yoolof ambitionne de devenir une référence continentale dans l’e-learning linguistique.

Le 9 février 2023, à Casablanca au Maroc, Thione Niang a officiellement lancé Yoolof, première plateforme e-learning entièrement dédiée à l’apprentissage du wolof. Ce choix du Maroc est stratégique, car la solution a été développée en partenariat avec la startup marocaine Yool.education, spécialisée dans l’EdTech.
Pourquoi Casablanca ?
Thione Niang nourrit un lien personnel fort avec le Maroc, un pays offrant de nombreuses opportunités aux entrepreneurs africains. « Le Maroc occupe une place particulière pour moi, en raison des liens historiques entre nos deux nations. De plus, le royaume est engagé dans une dynamique de coopération Sud-Sud, ce qui en fait un hub stratégique pour nos ambitions », explique l’entrepreneur sénégalais.
Apprentissage en temps réel
La grande innovation de Yoolof réside dans son approche d’apprentissage en temps réel grâce à des salles de classe virtuelles. Selon Thione Niang, cette méthode permet aux instructeurs d’interagir directement avec les élèves, offrant ainsi une expérience immersive et interactive. « Nous proposons une véritable expérience de classe en ligne », résume-t-il.
Dès son lancement, la plateforme propose trois cours de wolof adaptés aux enfants de 8 à 12 ans, aux adolescents de 13 à 17 ans, ainsi qu’aux adultes de plus de 17 ans.
Reconnecter la diaspora africaine avec ses racines
L’objectif de Yoolof va au-delà de l’apprentissage linguistique. La plateforme vise à revitaliser le wolof auprès des jeunes générations et à en assurer la promotion au niveau international. Elle aspire également à reconnecter la diaspora africaine à ses racines culturelles et linguistiques.
« Il s’agit d’un enjeu culturel majeur pour la diaspora africaine, qui souhaite transmettre la langue et la culture wolof aux plus jeunes. Les bénéfices sont aussi économiques, car une diaspora connectée à sa culture est mieux préparée pour investir dans son pays d’origine », souligne Thione Niang.
Une vision panafricaine
À long terme, Thione Niang souhaite élargir l’offre de Yoolof à d’autres langues africaines. En partenariat avec Yool.education, l’objectif est d’intégrer des langues telles que le bambara, le swahili, le lingala, le peul ou encore le joola, afin de favoriser leur apprentissage à travers le continent.







