C’est désormais écrit noir sur blanc. « Encré », le titre qui a révélé Emma’a, figure au registre officiel des certifications du SNEP, l’organisme qui délivre les disques d’or en France, avec une date de constat fixée au 24 septembre 2026. À 23 ans, la chanteuse est présentée comme la première artiste gabonaise à décrocher cette distinction.
Un succès parti de Libreville
L’histoire commence le 14 février 2022, jour de la Saint-Valentin. Emma’a, de son vrai nom Emmanuella Issembe, vit encore au Gabon lorsqu’elle sort cette chanson de rupture aux accents R&B. Le morceau circule d’abord sur les réseaux sociaux, s’installe dans les playlists, puis traverse les frontières sans jamais vraiment retomber.
Il lui aura fallu quatre ans et huit mois pour atteindre le seuil du Single d’Or, fixé à 15 millions d’équivalents streams. Ce n’est donc pas un tube éclair, mais un titre de fond, que le public a continué d’écouter année après année.
Une plaque déjà fêtée, un registre qui confirme
La nouvelle n’est pas tout à fait une surprise. Dès mai 2025, la presse gabonaise annonçait que le cap des 15 millions de streams était franchi. En novembre de la même année, Emma’a recevait sa plaque sur la scène de la Boule Noire, à Paris, des mains de Jungeli, au terme d’un concert donné à guichets fermés.
Ce qui change aujourd’hui, c’est le tampon officiel. « Encré » apparaît dans la base publique du SNEP, sous le label Sony Music Entertainment, aux côtés des certifications de Tiakola, Jul ou Theodora.
2026, l’année où tout s’accélère
Cette certification vient couronner une année particulièrement dense. En mars, la chanteuse a dévoilé Cycle, son premier album. En avril, elle était nommée aux Flammes et annoncée comme coach de The Voice Afrique francophone, aux côtés de Meiway, Josey et Franglish. Fin mai, elle était programmée en première partie d’Aya Nakamura au Stade de France.
Le 12 septembre enfin, à Dallas, elle a remporté le trophée de la meilleure artiste féminine d’Afrique centrale aux Afrimma Awards.
Ce que cela dit de la scène gabonaise
Longtemps, les projecteurs se sont braqués sur Abidjan, Kinshasa ou Lagos. Avec Emma’a, mais aussi avec des noms comme L’Oiseau Rare ou Eboloko, Libreville commence à compter sur la carte des musiques urbaines francophones.
Un titre écrit et enregistré au Gabon peut donc trouver son public jusqu’en France, et y décrocher l’or. Pour toute une génération d’artistes d’Afrique centrale, le message est clair : la route existe.







