Dans moins d’un mois, le 31 octobre, Dakar donnera le coup d’envoi des Jeux olympiques de la jeunesse. Jamais une compétition olympique n’avait été organisée sur le continent africain. À l’approche de ce rendez-vous historique, voici ce qu’il faut retenir.
1. Une première pour tout un continent
Depuis la création des Jeux modernes, l’Afrique a envoyé des champions sur tous les podiums, mais elle n’avait encore jamais reçu le monde olympique chez elle. Les JOJ de Dakar mettent fin à cette anomalie.
Le slogan choisi résume l’état d’esprit : « L’Afrique accueille, Dakar célèbre ». Le Sénégal organise, mais c’est tout un continent qui est attendu au rendez-vous.
2. Trois sites et 2 700 athlètes
Les compétitions se dérouleront du 31 octobre au 13 novembre, réparties entre Dakar, la ville nouvelle de Diamniadio et la station balnéaire de Saly. Environ 2 700 jeunes sportifs, âgés de 17 ans au plus, sont attendus.
Pour beaucoup d’entre eux, ce sera le premier grand rendez-vous international. Pour le public sénégalais, ce sera l’occasion de voir de près les futurs visages du sport mondial.
Du breaking au wushu, un programme qui parle aux jeunes
Les JOJ ne sont pas une copie réduite des Jeux d’été. Le programme fait une belle place aux disciplines urbaines et émergentes : le breaking, le baseball à 5 ou encore le wushu figurent à l’affiche de cette édition.
Le choix n’est pas anodin. Il s’adresse à une génération qui a grandi avec les cultures urbaines, dans une ville où la danse et la lutte font partie du quotidien.
Ayo, les Jambaar et l’héritage
La mascotte s’appelle Ayo. C’est un lion coiffé d’un bonnet, dévoilé le 31 octobre 2025 par le président Bassirou Diomaye Faye, un an jour pour jour avant l’ouverture.
Derrière le symbole, il y a surtout des milliers de jeunes mobilisés. Le programme de volontaires Jambaar26 vise 6 000 recrues, tandis que la Dakar 2026 Learning Academy forme plus de 250 jeunes professionnels à l’organisation de grands événements. C’est sans doute là que se jouera le véritable héritage de ces Jeux : dans les compétences qui resteront une fois la flamme éteinte.
Le 31 octobre, le monde aura les yeux tournés vers Dakar. Et cette fois, c’est l’Afrique qui reçoit.






