Le Rwanda aurait obtenu l’organisation d’un Grand Prix de Formule 1, selon des sources citées par l’AFP jeudi 8 octobre. L’annonce officielle est attendue à Kigali la semaine prochaine : elle marquerait le retour de la discipline sur le continent après plus de trente ans d’absence.
Un accord, mais pas encore d’annonce
L’Agence France-Presse s’appuie sur deux sources, l’une au sein du gouvernement rwandais, l’autre proche de la Fédération internationale de l’automobile (FIA). La première affirme que la candidature du pays a reçu le feu vert et qu’un accord a été trouvé. La seconde précise que l’officialisation aura lieu à Kigali la semaine prochaine et que le Qatar soutient le projet.
Ni la FIA ni les autorités rwandaises ne se sont encore exprimées publiquement. Deux jours plus tôt, le site spécialisé RacingNews365 évoquait déjà un accord, avec une première course en 2030. L’AFP, elle, ne donne aucune date.
Un circuit à construire près de Kigali
Le pays ne dispose aujourd’hui d’aucune piste capable d’accueillir la Formule 1. Toujours selon RacingNews365, un circuit permanent doit sortir de terre à une quarantaine de kilomètres de Kigali, près de l’aéroport international de Bugesera. Son tracé serait confié à la société de l’ancien pilote Alexander Wurz.
Le président Paul Kagame avait officialisé la candidature en décembre 2024, lorsque Kigali accueillait l’assemblée générale de la FIA. Le dernier Grand Prix disputé en Afrique remonte à 1993, sur le circuit sud-africain de Kyalami.
L’Afrique du Sud beau joueur, des critiques déjà là
Candidate elle aussi, l’Afrique du Sud a réagi par la voix de son ministre des Sports, Gayton McKenzie. Sur X, il a estimé que le Rwanda travaillait sur ce dossier depuis plus longtemps et qu’il le méritait, tout en assurant que son pays aurait lui aussi sa course avant 2030. Lewis Hamilton, septuple champion du monde, réclame de longue date une étape africaine et avait soutenu le projet rwandais dès 2024.
Le dossier ne fait pourtant pas l’unanimité. Le Rwanda a multiplié les investissements dans le sport, du sponsoring d’Arsenal et du Paris Saint-Germain aux Mondiaux de cyclisme accueillis en 2025, et ses détracteurs y voient du « sportswashing ». La source gouvernementale citée par l’AFP reconnaît elle-même que la décision pourrait être mal accueillie dans un pays où environ un quart de la population vit sous le seuil de pauvreté.
Reste à attendre la signature officielle, et surtout une date. Trente-trois ans après Kyalami, le continent n’a jamais été aussi près de retrouver la grille de départ.






