La Chambre d’appel de la CPI a confirmé la décision de la Chambre de première instance I d’acquitter Laurent Gbabgo et Charles Blégoudé de toutes les charges de crimes contre l’humanité. Une excellente nouvelle pour certains dont les principaux concernés évidemment.
« Dix ans, presque jour pour jour, après les événements que vous connaissez [la crise post-électorale de 2010-2011, ndlr], le président Gbagbo triomphe, C’est la victoire de la justice », réagit au micro de RFI Emmanuel Altit, l’avocat principal de l’ancien chef d’État ivoirien.
Et d’après son conseil, même s’il ne peut pas répondre à sa place, il déclare que rien ne l’empêche de rentrer en Côte d’Ivoire. En tout cas une frange de la population l’attend avec enthousiasme.
Simone Gbagbo célèbre l’acquittement de son mari Laurent Gbagbo par la @CourPenaleInt @africaradioOFF pic.twitter.com/XOcyuBJHRs
— LilianeNyatcha (@Lilianenyatcha) March 31, 2021
Laurent et Charles, nous attendons confiant. Ce que Dieu a commencé, il va terminer. Votre terre natale, la cote d’Ivoire, vous attend les bras ouverts. Vive l’Afrique Authentique avec le Président Laurent Bagbo.
— Suzerain Kounda (@suzerain_kounda) March 31, 2021
Today my heart, my spirit and my saoul are completely oriented to the appeal court of the ICC who is to totally acquit président Laurent Bagbo and his son Blé Goude. Both of you are persistently needed back home at Ivory cost.
— Suzerain Kounda (@suzerain_kounda) March 31, 2021
Je voudrais saluer la libération suite à l’acquittement des camarades de lutte pour l’indépendance et la liberté de l’Afrique et de son peuple, #LaurentBagbo et #charlesBleGoude! Je salue la vérité, implacable qui s’est imposée à l’imposture et à l’injustice! La lutte continue !
— 🅼🅰🆁🅲🅷🅴🇨🇲🅿🅾🅻🅸🆃🅸🅺 (@robdilafricain) March 31, 2021
À contrario, les victimes de la crise espéraient une autre issue. « J’ai eu au téléphone quelques-unes des victimes que je représente, qui ont simplement dit qu’elles étaient très déçues de la façon avec laquelle cette procédure s’était déroulée notamment. C’est un peu cumuler la déception du résultat avec la longueur de la procédure », a souligné leur représentante Paola Mossinda, à la RFI.
Jim Wormington, chercheur spécialiste de l’Afrique pour l’ONG Human Rights Watch abonde dans le même sens. Il ne croit pas que l’acquittement de Laurent Gbagbo change ce qui s’est passé en 2010-2011.
Réaction similaire du côté de Michèle Eken, chercheuse sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International qui estime que « Cela empêche les tribunaux nationaux d’engager des poursuites pour les crimes de droit international ou d’autres graves atteintes aux droits humains perpétrés en 2010-2011 et bafoue les obligations de la Côte d’Ivoire au regard du droit international ».





