Ce mardi, le tribunal militaire de Ouagadougou a décidé de la mise en accusation de l’ex-président Blaise Compaoré, en exil en Côte d’Ivoire, pour attentat à la sureté de l’État, complicité d’assasinat et recel de cadavres dans le dossier de l’ancien chef d’État burkinabé, Thomas Sankara.
D’après la décision judiciaire, il existe suffisamment de charges contre l’ancien dirigeant pour que le tribunal maintienne le mandat d’arrêt international contre lui.
« L’heure de la justice a enfin sonné, un procès peut s’ouvrir », s’est réjoui Me Guy Hervé Kam, avocat des parties civiles.
En plus de Blaise Compaoré, il y a 13 autres accusés dans cette affaire. Parmi eux figurent également le général Gilbert Diendéré, l’un des principaux chefs de l’armée lors du putsch de 1987, devenu ensuite chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré, ainsi que des soldats de l’ex-garde présidentielle.
La date de l’audience n’a pas encore été décidée mais elle pourrait avoir lieu pour bientôt.




