Le Soudan du Sud, État fédéral enclavé situé en Afrique de l’Est, a accédé à son indépendance du Soudan le 9 juillet 2011. Sa capitale, Djouba, est aussi sa plus grande ville. Le pays partage ses frontières avec le Soudan, l’Éthiopie, le Kenya, l’Ouganda, la République Démocratique du Congo et la Centrafrique. Il est caractérisé par une grande diversité ethnique, avec plus de 60 groupes, dont les Dinka et les Nuer, qui vivent principalement le long du Nil Blanc, traversant le pays du sud au nord.

1. Première visite papale

La visite du Pape François au Soudan du Sud marque un tournant historique pour ce pays majoritairement chrétien. Le Pape a célébré une messe en plein air à Juba, rassemblant environ 70 000 fidèles. Cet événement a renforcé l’espoir de paix dans le pays, incitant le gouvernement à relancer les discussions avec les groupes d’opposition non signataires de l’accord de paix de 2018. Le Soudan du Sud doit son héritage chrétien à l’arrivée des missionnaires européens au XIXe siècle, qui ont résisté à l’expansion de l’islam en Afrique.
2. Plus jeune Etat au monde

Le Soudan du Sud a officiellement proclamé son indépendance le 9 juillet 2011, suite à un référendum qui a vu près de 99 % de la population voter en faveur de la sécession. Ce jeune État, avec une superficie de 589 745 km², est né après des décennies de guerre civile ayant opposé le nord musulman au sud rebelle. Malgré son indépendance, le pays est toujours en conflit avec le Soudan, notamment autour de la région pétrolière d’Abyei.
3. Une atroce guerre civile

Deux ans seulement après son indépendance, le Soudan du Sud plonge dans une guerre civile, laissant derrière elle près de 400 000 morts et des millions de déplacés. Le conflit, déclenché en 2013 à Juba, est alimenté par des rivalités ethniques entre le président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar. Ce conflit a engendré des atrocités inimaginables, marquées par des violences sexuelles, des massacres ethniques et le recrutement forcé d’enfants. Un accord de paix signé en 2018 a mis fin aux hostilités, bien que les tensions subsistent.
4. Pauvreté et crise humanitaire

La population du Soudan du Sud fait face à une pauvreté extrême, exacerbée par des années de guerre et de catastrophes naturelles. Depuis 2013, plus de 4,5 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur et hors du pays. Des sécheresses, des inondations et des violences incessantes continuent d’aggraver la situation humanitaire. En 2022, plus de 7,7 millions de personnes risquent une insécurité alimentaire aiguë. Le pays est classé dernier à l’indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations Unies pour le développement
5. Économie dépendante du pétrole et biodiversité inexplorée

Le Soudan du Sud dépend largement de son industrie pétrolière, qui représente 90 % de ses revenus. Bien que le pays ait hérité de la majorité des réserves pétrolières de l’ancien Soudan, il reste dépendant des infrastructures du Nord pour l’exportation. L’économie, déjà affaiblie par la guerre, est confrontée à des crises climatiques, des invasions de criquets et à l’impact de la pandémie de Covid-19. Malgré ces défis, la Banque africaine de développement prévoit une croissance de 6,5 % en 2023, stimulée par l’augmentation des recettes pétrolières.
Le Soudan du Sud possède un patrimoine naturel exceptionnel, avec 15 % de son territoire consacré à des parcs nationaux et réserves naturelles. Ce pays abrite une faune diversifiée, comprenant des antilopes, des éléphants, des buffles et les rares girafes nubiennes. Bien que la guerre civile et le braconnage aient mis en péril la faune locale, le pays offre un immense potentiel pour le développement du tourisme, notamment avec l’un des plus grands écosystèmes de savane d’Afrique de l’Est et des migrations saisonnières massives d’antilopes.





