Après vingt-deux mois de mobilisation dont huit mois de grève, l’heureux verdict est tombé.
Une vingtaine de femmes de chambre, toutes africaines, de l’hôtel Ibis Batignolles géré par Accor, à Paris, ont obtenu des revalorisations salariales et de meilleures conditions de travail.
Leur mouvement qui a commencé en juillet 2019 consistait à mettre un terme à la sous-traitance et donc l’internationalisation chez le groupe Accor et aussi la fin de la sous-traitance mais aussi le versement d’une prime de panier de 7,24 euros par jour travaillé et une baisse de la charge de travail.
Certes explique Libération, elles n’ont toujours pas obtenu l’intégration chez Accor mais « selon un tract diffusé samedi devant l’Odéon, elles ont bel et bien gagné 7,30 euros par jour pour manger, ainsi qu’un rythme réduit à trois chambres par heure. Elles ont aussi arraché des requalifications se traduisant par des hausses de salaires jusqu’à 250 euros par mois, ainsi que la réintégration de deux personnes dont les CDD avaient été rompus durant la grève. »
Samedi, à l’occasion d’une nouvelle manifestation contre la réforme de l’assurance chômage à Paris, les femmes de chambre ont même pris la tête du cortège après avoir célébré leur victoire devant le théâtre de l’Odéon.
« On a gagné contre Accor ! » s’est exclamée au micro de la CGT-HPE, Tiziri Kandi.
« La lutte paie ! Même si ça dure dix ans, ça paie toujours », a lancé par la suite Rachel Keke.

Ceci est une victoire salutaire dans la lutte contre l’exploitation capitaliste surtout lorsqu’elle est dirigée vers des personnes racisées.
Comme quoi, il ne faut jamais désespérer. Le combat continue et bravo à ces vaillantes dames.





