Tous les 2 ans à Ouagadougou, se tient le plus grand festival panafricain du cinéma et de la télévision. Le FESPACO est la plus grande tribune des œuvres du cinéma africain. Cette année, le Fespaco fête ses 50 ans d’existence et attend plus de 100 000 spectateurs jusqu’au 02 mars, date de clôture du dit festival. Retour sur cette édition…
Le film rwandais, « Mercy of the jungle » à l’honneur

La compétition de la 26e édition du Fespaco s’est ouverte cette année sur une note sarcastique. En effet, le premier film diffusé a été « Mercy of the jungle » du réalisateur rwandais Joel Karekezi. Ce film nous replonge dans la jungle lors de la deuxième guerre du Congo en 1998. Il relève avec brio l’absurdité de la guerre à travers deux soldats rwandais qui se retrouvent perdus dans cette jungle, dans ce conflit qui ne semble en aucun cas les intéresser. Livrés à eux-mêmes, les deux soldats,le sergent Xavier, un vétéran et la jeune recrue Faustin n’ont d’autre choix que de s’entraider pour survivre. Cette épreuve leur permet de puiser en eux même et avoir une lucidité pour enfin surmonter leurs propres démons. Le message de ce film est aussi un message de paix comme le rappelle le réalisateur Joël Karekezi.
L’Étalon d’Or, le trophée tant convoité

À l’instar du cinéma Nollywood, le Fespaco prouve une nouvelle fois que le cinéma africain a de beaux jours devant lui. Cette année, cent soixante films seront projetés, dont une vingtaine en course pour l’Étalon d’or de Yennenga, le Grand Prix du festival. On se demande qui succédera au Sénégalais Alain Gomis, Étalon d’or de Yennega 2017, avec son film « Félicité ». Trois réalisateurs espèrent remporter l’ultime trophée. Ce sont les longs métrages «Desrances» de Apolline Traoré, «Duga ou les charognards» de Abdoulaye Daouda et Hervé Éric Lingani ou encore «Hakilitan ou mémoire en fuite» de Idrissa Konaté.
«Desrances» , spécialement est un film d’ Apolline Traoré qui espère que pour une fois depuis 50 ans, une femme va remporter l’Etalon d’Or. Le film parle de la quête d’un père et d’une fille en pleine crise ivoirienne.
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