Si certains classements ne sont pas exactement conformes à la réalité, ce n’est pas le cas de ceux qui listent le Ghana dans les pays les plus démocratiques d’Afrique. En effet ce pays est reconnu pour sa stabilité politique. Depuis 30 ans, il connait des alternances politiques pacifiques. De surcroit, comme l’a affirmé la chercheuse spécialiste de l’Afrique subsaharienne, Hélène Quénot-Suarez : « Les hommes politiques ghanéens sont bien formés et l’étaient déjà avant les indépendances. On a donc une élite politique très éduquée, ce qui permet, entre autres, de gagner en crédibilité sur la scène internationale ».
À l’issue de l’élection présidentielle et d’un scrutin serré, le président ghanéen Nana Akufo Addo a été réélu avec 51, 59 % contre 47, 36 % face à son rival politique historique John Mahama. L’élection s’est déroulée sans violence. Certes des tensions sont apparues après que John Mahama ait déclaré « avoir remporté la majorité au parlement et prévenu qu’il « résisterait à toute tentative de vol du scrutin ».

Mais cela n’enlève rien au fait que dans l’ensemble le Ghana est un État de droit. D’ailleurs dans son discours de victoire, le président sortant a appelé à l’unité et à la paix au Ghana : « Le moment est venu, quelles que soient les affiliations politiques, de s’unir, de se donner la main et de se tenir côte à côte ».

Nous ne pouvons parler de pays sans mentionner l’ancien président Jerry John Rawlings. C’est lui qui est à l’origine du projet de constitution établissant un régime présidentiel et garantissant « la liberté individuelle, le pluralisme politique, la liberté de la presse et l’indépendance de l’appareil judiciaire ».

Par cet acte, il a ainsi participé au renforcement d’une démocratie au Ghana, dont les bases avaient déjà été jetées par l’un des pères fondateurs du panafricanisme, Kwame Nkrumah.






