On aura tout vu à cause du Coronavirus. Partout, en Afrique, on n’a pas cessé de rivaliser de stratégie pour obliger les populations à respecter les règles de prévention. Au Rwanda, on innove littéralement ! On peut même féliciter le pays pour avoir trouvé la méthode non-violente la plus dissuasive pour le respect du couvre-feu fixé.

Après 21H, on n’ose plus sortir à Kigali. Cette méthode non moins drôle qu’ont trouvé les autorités rwandaises a le mérite de bien fonctionner. Depuis le début de la pandémie, le pays de Kagame n’a enregistré que 2.100 cas, dont moins de 900 actifs et cinq décès pour 12,5 millions d’habitants et 280.000 tests réalisés.
Voici ce que font les autorités rwandaises. Quand ils prennent une personne n’ayant pas porté son masque, l’ayant mis de travers, ou tout simplement n’ayant pas rejoint son domicile avant le début du couvre-feu, ils lui donnent le choix entre l’amende et une nuit dans un stade. Une nuit pendant laquelle ces personnes condamnées doivent écouter des enseignements sur la prévention du coronavirus et les gestes barrières jusqu’au petit matin. Dans un pays où le Smig ne dépasserait pas les 30.000 francs rwandais, on comprend vite qu’il soit très difficile de payer une amende de 25.000 frw.
Ainsi, chaque nuit, ce sont des centaines de personnes qui se retrouvent dans des stades gardés par des policiers armés. Alors jusqu’à l’aube, ils ne doivent ni bouger ni s’endormir, mais supporter la fraîcheur et écouter religieusement le sermon médical. De sorte que depuis mi-juillet, à peu près 70.000 personnes ont été arrêtées et conduites dans un stade ou un centre de détention, selon les chiffres officiels.





