Les chefs des quinze pays membres de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont adopté une feuille de route pour le lancement d’une monnaie commune en 2027, a annoncé samedi dernier, le président de la commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou, à l’issue d’un sommet au Ghana.
En raison de la pandémie, le processus était à l’arrêt depuis 2020 mais il va reprendre dés 2022, annonce le président.

Reste que ce calendrier, le quatrième déjà annoncé par la Cédéao, peut sembler très serré. Selon l’économiste sénégalais Moubarack Lô, « il parait difficile de faire converger un pays comme le Nigéria et ses 10% d’inflation avec ceux de la zone UEMOA, l’union économique et monétaire ouest-africaine, l’actuelle zone franc, où l’inflation est sous la barre des 2 % ». A cela, il faut ajouter la nécessité de concilliation des intérêts économiques divergents entre les pays producteurs et les pays importateurs de pétrole.
Ce scepticisme par rapport à la convergence du Nigéria, est également partagé par l’économiste Malick Sané.
Toutefois, il estime que la multitude de défis à relever, « si les pays s’engagent véritablement, il y a des possibilités pour 2027 » en précisant à la BBC que « cette réforme doit être la plus participative possible ».





