Si les autorités du nord mettent tout leur espoir sur un vaccin pour sortir du covid-19, il n’en est pas de même pour tous les pays africains. Le Madagascar et la Tanzanie disent non aux vaccins prometteurs annoncés par Pfizer et BioNtech.
Dans la poursuite de sa stratégie de lutte contre le Coronavirus, le gouvernement malgache a annoncé préférer continuer l’utilisation des médicaments à base de plantes médicinales.

Le pays ne participera pas au programme « Covaxfacility » mené par l’Organisation Mondiale de la Santé. Celui-ci a pour but de soutenir l’achat de vaccins anti Covid-19 « afin de garantir les meilleurs prix, volumes et délais possibles pour tous les pays ».
La Tanzanie s’inscrit dans la même logique que celle de son homologue malgache. Pour le ministre de la santé tanzanien, le développement a été trop rapide pour que les test soient efficaces. De ce fait, il préfère concentrer ses recherches sur les plantes locales. Rien de bien surprenant. La médecine traditionnelle occupe une place centrale dans la vie des africains et il faut avouer qu’elle marche plutôt bien.

Parallèlement, quarante pays africains dont le Burkina Faso, la Zambie et le Kenya sont prêts à utiliser les vaccins Pfizer et Biontech. Se pose alors la question de la disponibilité des vaccins puisque le CDC Africa s’inquiète de l’appropriation que certains pays occidentaux s’en font. Selon l’agence, à ce rythme « les pays pauvres ne pourront vacciner qu’une seule personne sur 10 ». Il faut ajouter à cela la désinformation sur le vaccin circulant sur plusieurs réseaux sociaux. En plus il a été précisé que « les vaccinations pourraient ne pas commencer avant le deuxième trimestre 2021, sans doute entre avril et juin, et qu’il faudra entre deux et trois ans pour vacciner au moins 60 % de la population ».





