Un an après le coup d’État qui a évincé l’ancien président Ibrahima Boubacar Keita du pouvoir, les doutes par rapport au bilan des militaires qui sont à la tête du pays continuent à s’installer chez les Maliens.
« Les défis sécuritaires n’ont pas encore été relevés », affirme Serge Daniel, correspondant RFI à France24.
L’horizon social et politique demeurent également flous. « Sur le plan économique, la vie chère on n’en parle même plus. Sur le plan social, la grève des enseignants continue. Aujourd’hui, nous sommes au regret de constater qu’un an après, rien n’a été fait » souligne l’ancien ministre Amadou Goïta à la BBC.

Un avis partagé par Clément Dembélé, président de la Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage , qui a déclaré à la RFI : « Nous attendons toujours les premiers signaux d’un changement réel, ça ne vient pas, regrette-t-il. Cette transition n’est pas encore capable de faire bouger les lignes, elle n’est pas capable de donner un signal fort de lutte contre la corruption, un signal fort contre l’insécurité, un signal fort contre le mauvais système éducatif, pour vous dire que la déception elle est profonde ».

Toutefois, l’optimisme n’est pas à écarter. Comme l’a si bien précisé l’enseignant chercheur Mouhamed Touré à la BBC : « Je suis de la doctrine positiviste comme on dit la ‘positive attitude (…) Aujourd’hui le pays connait des difficultés, le pays est en crise mais si les Maliens arrivent à mesurer la gravité de la chose, on peut arriver à faire bouger les lignes. Si on ne reste pas imperméable aux conseils et à l’éducation du tribunal du temps, on va saisir la période actuelle pour jeter les nouvelles bases tant rêvées et tant cherchées. Je pense que l’avenir est rose après tout ça ».
Un vent nouveau se dessine, du moins c’est ce qu’a promis le Colonel Assimi Goita la semaine dernière. On espère de tout coeur qu’il se concrétise.





