Dans un rapport édifiant intitulé « Mon corps m’appartient revendiquer le droit à l’autonomie et à l’autodétermination », le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) mesure la capacité des femmes du monde entier à prendre leurs propres décisions concernant leur corps et évalue dans quelle mesure les lois des différents pays favorisent ou entravent le droit des femmes à prendre ces décisions.

Pour mener cette enquête, l’agence onusienne a créé deux nouveaux indicateurs. Le premier est un indicateur d’« autonomie corporelle » des femmes, avec ces questions : « Pouvez-vous prendre les décisions relatives à votre santé et à la contraception ? » « Pouvez-vous dire « non » à votre mari ou à votre partenaire si vous ne voulez pas de rapport sexuel ? ».
L’autre indicateur est « l’accès aux soins sexuels et reproductifs ainsi qu’à l’éducation sexuelle pour les plus de 15 ans »
Le rapport a révélé qu’en Afrique subsaharienne, le taux de femmes disposant d’une autonomie corporelle était inférieur à 50 pour cent. Au Mali, au Niger et au Sénégal plus spécifiquement, il est situé à moins de 10 %. Des résultats que le rapport juge alarmant.

Au Bénin, le taux a connu une hausse en ce qui a trait à la composante de la santé mais a décliné de 20 % concernant le pouvoir de refuser des rapports sexuels. Une tendance similaire s’est observée au Ghana.
« Parmi les 22 pays étudiés, seuls l’Ouganda et le Rwanda ont affiché une évolution positive constante au niveau du pourcentage de femmes capables de prendre des décisions autonomes dans les trois dimensions de l’indicateur », a indiqué le rapport.
En ce qui a trait au deuxième indicateur, il a été constaté que des pays tels que le Burkina Faso, le Tchad, la Centrafrique sont mieux classés que l’Égypte, la Mauritanie ou encore la Côte d’Ivoire.

Pour en savoir plus lisez le rapport ici : https://www.unfpa.org/sites/default/files/pub-pdf/SoWP2021-FR_Report-v3261.pdf.





