À 24 ans, Shogo Uozumi, jeune Japonais diplômé de l’université japonaise de lutte olympique, arrive au Sénégal avec une mission spéciale : développer la lutte olympique à Thiès, grâce à un programme de volontariat de la Japan International Cooperation Agency (JICA). Entre 2017 et 2019, il a travaillé intensivement pour faire progresser ce sport au Sénégal.
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Retour au Japon et Répercussions de la Pandémie
Après son séjour au Sénégal, Shogo rentre au Japon et demande à la JICA de dépêcher un autre volontaire pour poursuivre son travail. Cependant, la pandémie de Covid-19 perturbe ces plans, entraînant le retour de tous les volontaires au Japon. Pendant cette période, Cheikh Badiane continue de former les jeunes au Sénégal. Shogo promet de revenir pour achever la mission. En attendant, il occupe un poste d’agent de sécurité parlementaire au Japon et travaille pour le ministre japonais de l’Éducation sportive, jusqu’à ce que ce dernier devienne gouverneur de la région d’Ishikawa en 2022.
Reprise du Travail au Sénégal
Shogo revient au Sénégal en avril 2022, après la fin de sa mission au Japon. Il reprend son travail bénévole avec une passion intacte. « Nous ne sommes pas payés. En réalité, nous suivons notre passion », explique-t-il. Avec l’aide de Cheikh Badiane, champion olympique, il prépare les enfants pour le Drapeau du chef de l’État, une compétition importante. « Ils sont fin prêts et nous avons confiance en eux », assure-t-il.
Développement de la Lutte Olympique et Projets Futurs
Shogo note que la pandémie a ralenti le développement de la lutte olympique, nécessitant une reprise presque complète. Actuellement, il forme entre 30 et 40 jeunes au Centre FILA (Fédération Internationale des Luttes Associées), un centre créé en 2006 pour former des lutteurs jusqu’en 2016. Depuis 2017, le centre forme aussi des enfants, grâce à l’initiative de Mame Moussa Cissé.
En plus du Drapeau du chef de l’État, Shogo prépare les jeunes pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse 2026, qui se tiendront au Sénégal, une première en Afrique. Les compétitions se dérouleront dans des villes comme Dakar, Mbour, ou Saint-Louis.
Les jeunes sont répartis en trois catégories pour le Drapeau du chef de l’État : 30 à 35 kg (nés en 2010), 35 à 40 kg (nés en 2009), et 45 à 50 kg (nés en 2008). Shogo explique que la lutte olympique exige une réflexion stratégique : « Même lorsque l’adversaire tombe sur la tête, le combat n’est pas terminé, il faut continuer. La chute donne droit à des points. »
Engagement dans la Lutte Traditionnelle
En parallèle, Shogo pratique la lutte traditionnelle avec l’écurie Diakhao à Thiès, où il est connu sous le nom de Songo Tine. Il soutient les lutteurs dans les combats et a même participé à un gala de lutte simple organisé par Sidy Diakhaté, où il a perdu.
Affection pour le Sénégal
Shogo exprime son amour pour le Sénégal, louant la téranga (hospitalité sénégalaise). Il apprécie la gentillesse et l’ouverture des Sénégalais, bien qu’il remarque un petit défaut : « Ils ne sont jamais à l’heure et ne préviennent pas lorsqu’ils sont en retard. » Son plat préféré est le tchébou dieune bou wékh (riz au poisson sans tomate).
Ainsi, Shogo Uozumi continue de jouer un rôle clé dans le développement de la lutte olympique au Sénégal, tout en s’imprégnant de la culture locale avec passion et dévouement.





