La Tunisie a un nouveau Premier ministre et c’est une femme. C’est la première fois dans l’histoire de la Tunisie, pays pionnier dans le monde arabe en matière des droits des femmes, que la tâche de diriger le gouvernement est confiée à une femme. Originaire de la ville de kairouan, Najla Bouden a été nommée en 2011, directrice générale chargée de la qualité au ministère de l’Enseignement, puis chargée de mission auprès du Cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique en 2015.
Complètement inconnue du grand public, Najla Bouden, 63 ans, est scientifique de formation. Doctorante en géologie, experte des questions pétrolières, diplômée de l’école des mines de Paris, Najla Bouden a une tête bien faite et une excellente réputation à l’École nationale des ingénieurs de Tunis où elle a enseigné.
Très endettée et dépendante des aides internationales, la Tunisie fait face à une profonde crise économique et sociale. Cette nomination surprise a été annoncée deux mois après le limogeage du Premier ministre Hichem Mechichi par le chef de l’Etat M. Saied qui a également gelé le Parlement et pris en main le pouvoir judiciaire. Toutefois, la principale mission du futur gouvernement sera « de mettre fin à la corruption et au chaos qui s’est répandu dans de nombreuses institutions de l’Etat », a dit M. Saied, à l’adresse de son interlocutrice.
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