Le magazine américain Time a dévoilé mercredi son classement annuel des 100 personnalités les plus influentes. Et parmi elles, 5 africains sont nominés notamment Felwine Sarr, Angélique Kidio, Phyllis Omido, Ngozi Okanjo-Iwala et John N. Nkengasong.
Felwine Sarr a, lui, été nominé dans la catégorie des « pionniers ». Grace à ses travaux consacrés à la restitution du patrimoine culturel africain accompagné de la française et historienne d’art, Bénédicte Savoy. Tous deux ont apporté une contribution essentielle au chemin de la restitution. Leur très discuté « Rapport Sarr-Savoie » publié en 2018, témoigne de la lutte contre les héritages coloniaux de violence. En plus, Felwine est connue pour sa lutte urgente sur la nécessité de restituer les œuvres d’art africaines et à leurs pays d’origine. L’universitaire sénégalais a été félicité par le président de la République du Sénégal, Macky Sall saisissant de cette occasion sur Twitter.
Toujours dans la liste des pioniers, on retrouve le nom de Phyllis Omido, la femme qui a gagné 12 millions de dollars en luttant contre les empoisonneurs de batteries au plomb. Après une décennie de campagne, l’activiste environnementale kenyane a remporté un jugement qui a accordé 12 millions de dollars à une communauté empoisonnée par la pollution au plomb d’une usine voisine. Une bravoure remarquable, tapissée d’une lutte acharnée qui lui a valu une influence incroyable.
La liste des leaders voit afficher sur sa couverture la femme politique nigériane, Ngozi Okanjo-Iwala. Première femme africaine et première femme simplement à diriger l’organisation mondiale du commerce (OMC). Ngozi a assuré son rôle protecteur à un moment décisif où la pandémie continue de briguer la mondialisation. Elle a appelé à l’unisson aux États afin de travailler ensemble pour équiper chaque nation avec un vaccin équitable. Son leadership et son engagement font d’elle la guide de nos espoirs pour vaincre la crise sanitaire.
Dans la catégorie des artistes figure un grand nom de la musique africaine. Angelique Kidjo est une icône du monde de la musique. Mais aussi une activiste engagée qui lutte au travers de sa musique et de ses actions pour les droits des femmes en Afrique. Ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF, elle use de sa notoriété pour servir les causes qui lui tiennent à cœur. Elle a été honorée, au début du mois de février 2020, du très prestigieux titre de docteur Honoris Causa par l’UCLouvain. La chanteuse béninoise, à qui le Time a confié la présentation de la chanteuse, vante sa générosité, son humanité et sa gentillesse envers la nouvelle génération qu’elle prend sous son aile.
Enfin, John N. Nkengasong dans la catégorie des innovateurs. Il dirige les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), basés en Éthiopie. Dans son rôle, il a aidé à diriger les 54 pays d’Afrique, grâce à des mesures qui comprenaient la fermeture précoce des frontières des pays et l’instauration de couvre-feux nationaux et de mandats de masques contre la COVID. Avec beaucoup plus de succès que de nombreux pays beaucoup plus riches, y compris les États Unis. Il y a encore un mois, la Fondation Bill & Melinda Gates a décerné à Nkengasong le Global Goalkeeper Award 2020. Selon Nkengasong, le principal défi de l’Afrique est de déployer efficacement les vaccinations sur tout le continent d’ici deux ans ; l’objectif de cette année est de vacciner environ 30 % de la population.
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